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Cette année, la Black Friday a encore frappé fort. Cette mode, venue des Etats-Unis, est ce qui se fait de mieux en matière de fête commerciale. Là-bas, la veille de Thanksgiving arrive le Black Friday, un jour où toutes les marques décident de faire des ristournes importantes sur leurs produits. De telles soldes, en plein milieu du mois et surtout à une période où il n'y en a pas, fais que ce jour est particulièrement attrayant pour de nombreux Américains à la recherche d'une bonne affaire. Surtout que ce jour-là, les possibilités de bonnes affaires sont importantes !

Il n'en fallait donc pas plus pour que d'autres pays s'emparent de cette mode et tente d'importer cette fête. Il n'est d'ailleurs pas rare qu'un pays tente d'importer une fête. Par exemple, la Saint-Valentin en Chine qui a résulté en fête du Single Day, une autre fête commerciale du même acabit. En France, et en Europe plus globalement, le Black Friday a été plutôt bien importé. Ce n'est que très récemment que les commerçants ont sauté sur la tendance pour proposer un jour à des prix fous.

La cause à ce relatif retard par rapport à nos voisins d'outre Atlantique, c'est que nous avons une législation plus rigide. Elle ne permet pas de se lancer dans des démarques de ce type en dehors des périodes de soldes habituelles. Il a donc fallu créer une sorte de cadre légal pour que les commerçants puissent en profiter. Un peu comme l'ouverture le dimanche...

Et si on en croit les résultats de cette année, les ventes lors de ce vendredi fou (le dernier vendredi de novembre) ont explosé. De plus en plus de Français sont enclin à acheter ce jour précis dans l'espoir de faire une bonne opération. Ainsi, beaucoup de marques et d'enseignes se frottent les mains d'un chiffre d'affaires en hausse !

French Days en France

Les French Days, le Black Friday made in France

Mais ce n'est pas tout. Au vu du succès de cette fête dans les autres pays, certains commerçants français ont décidé de lancer leur propre mode... Les French Days. Ces French Days doivent être le pendant hexagonal du Black Friday aux Etats-Unis.

Et la nécessité de jours comme ceux-là est tout à fait compréhensibles. De plus en plus, les chiffres et l'activité des enseignes sont en repli ou en léger recul. En fait, le commerce physique est en pleine transition et doit faire face à plusieurs défis. D'un côté l'Etat qui taxe de plus en plus (raison d'une grogne générale) et de l'autre côté, la digitalisation avec un tsunami des sites de ventes comme Aliexpress et Amazon.

Les French Days sont donc une tentative bienvenue de redresser la barre et d'éviter une baisse d'activité trop importante en dehors des périodes de soldes.

Cette nouvelle période de promotions est menée par 6 enseignes françaises : Fnac-Darty, Showroomprive.com, La Redoute, Cdiscount, Rue du Commerce, et Boulanger.

Et cette réplique à la fête automnale qu'est le Black Friday se déroule, elle, au printemps. Tout est prévu pour qu'il n'y ait pas de concurrence entre les deux jours fous et qu'ils puissent rapporter autant au consommateur qu'au distributeur.

Et l'objectif annoncé par les grandes marques est tout aussi clair que celui du Black Friday. Il est question ici de proposer à tout le monde un accès facile aux dernières technologies par le biais de grosses promotions. Et ces promotions veulent rivaliser avec celles proposées pour le Black Friday. Il s'agit donc d'un réel second Black Friday qui a lieu six mois plus tard, ou six mois plus tôt.

Bien évidemment, s'il n'y avait que 6 marques, cela poserait problème et l'attractivité n'y serait pas. Mais en réalité, cette annonce a pour but de créer un mouvement. Afin que d'autres marques les rejoignent.

Les résultats de la dernière French Days

La dernière French Days a eu lieu du 28 septembre au 1 octobre. Et on peut constater que les produits qui arrivent en tête des ventes sont les produits high tech. Les smartphones et tablettes restent en haut du classement. Probablement parce que le renouvellement constant de la gamme attire plus les gens.

Au niveau des ventes, les chiffres sont encourageants, mais plus bas que prévu et donc loin des attentes... La plupart des enseignes s'attendaient à voir leur chiffre d'affaires gonfler, mais ce ne fut pas le cas... Même s'il y eut, certes, une légère hausse.

Si on en croit les chiffres, la hausse de fréquentation a été d'environ 15 %, ce qui est très peu. En comparaison, le Black Friday a créé une hausse de 112 %. Des chiffres facilement identifiables grâce au suivi des flux sur les sites internet.

Cette faible hausse peut s'expliquer de deux façons :

  • la répétitivité des périodes promotionnelles oblige les gens à choisir entre l'une ou l'autre. Et en général, les gens optent alors pour les périodes les plus populaires.
  • la période choisie. Fin septembre et début octobre, c'est une période qui tombe pile entre la fin des courses de rentrée des classes et le paiement des impôts. C'est également une période où les gens n'ont pas forcément la tête aux achats, contrairement aux semaines qui précèdent Noël (le Black Friday lance littéralement la saison des achats de fin d'année).

Les French Days sont donc une énorme occasion pour les commerçants français et pour les consommateurs français. Il suffit juste de trouver la bonne formule ! Pour que cette réponse au Black Friday soit tout à fait crédible. La marge de progression est très importante de ce point de vue-là.

French Days 2018

Les rabais, différents en Europe et aux Etats-Unis

Pour conclure, il est nécessaire de revenir sur les rabais proposés en Europe et aux Etats-Unis. Souvent, on voit des promos folles, presque impossible à réaliser. Et pourtant, les Etats-Unis y parviennent. Mais la réalité européenne est tout autre.

En France, une loi interdit de vendre un produit à perte. Le commerçant peut, au mieux le vendre au prix coûtant : achat du bien, transport, logistique, manutention, entrepôt, etc. Un coût qui s'avère toujours élevé plus élevé que si un marchand veut faire une liquidation de stock.

Ensuite, de nombreuses études ont indiqué que des prix sont artificiellement gonflés aux Etats-Unis. Le but ? Permettre de faire des démarques. Ainsi, le consommateur qui achète en dehors d'une promo paie plus, simplement parce qu'il n'est pas en période de promo. Et c'est pour cette raison que de nombreuses marques américaines parviennent à faire régulièrement des réductions de 30 à 50 pour cents sur une bonne partie de leur catalogue.