Caïd, la série à petit budget qui perce avec Netflix

Si vous avez aimé Gomorra, vous aimerez probablement Caïd. Bien sûr, rien de tel ici au vu de la différence de budgets, mais l’idée est la même : décrire la réalité des dealers. Violente et (presque) sans espoir.

Il faut dire que pour cette production, les réalisateurs avaient un budget de 70.000 €. Une paille par rapport à ce que coûtent d’autres films. Malgré cela, la série est une réussite et les choix techniques opérés s’avèrent payants à l’écran.

Caïd suit la vie difficile et violente d’un dealer qui se rêve rappeur

Retour sur l’origine de Caïd… La série tire son synopsis dans le film du même nom qui a décroché un prix au Festival de Cognac. Il est réalisé par les deux mêmes réalisateurs de la série, Nicolas Lopez et Ange Basterga. Le casting reste d’ailleurs, lui aussi, essentiellement le même avec Abdramane Diakité dans le rôle de Tony et Sébastien Houbani dans celui de Frank. La société de prod qui a soutenu le film, FrenchKiss pictures, continue également à collaborer.

La série reprend l’histoire là où elle s’était arrêtée. Tony sort de prison et veut devenir rappeur, lui qui ne connait que le trafic de drogue. Pour l’aider à tourner son clip, son label lui envoie Franck et un caméraman. De là, démarre le témoignage, caméra à l’épaule de la réalité des blocs, du quartier nord, de la violence entre dealers et bandes rivales, etc. Un décor très noir que les réalisateurs éclaircissent ici et là avec des scènes qui montrent qu’autre chose est possible. A l’instar de ce barbecue entre potes ou de la combativité des jeunes à ne pas se laisser couler. Au final, la série est proche de la docu-fiction et c’est ça qu’on apprécie parfois regarder également !

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Avec cette production, les réalisateurs prouvent deux choses. Un petit budget n’est pas un frein quand on a de l’imagination (Netflix a beaucoup aidé également) et qu’en France, on peut produire de la qualité, équivalente à Marseille ou encore Sentinelle.

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